la SPANE de nouveau aux abois

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La SPA de Neuchâtel est en danger

Le refuge pour animaux de Colombier a un besoin urgent de liquidités pour survivre.

La Spane a été obligée de déménager dans un nouveau refuge
La SPA de Neuchâtel est en grosse difficulté financière et lance un appel au secours. Les liquidités dont elle dispose ne permettent d’assurer que quelques semaines de fonctionnement.

Elle n’a que 40’000 francs à disposition pour le fonctionnement courant, ce qui représente deux mois, juste pour l’entretien, la nourriture et les soins aux animaux, explique jeudi dans une interview à «L’Express/L’Impartial» Chantal Yerly, présidente de la Société protectrice des animaux de Neuchâtel et environs (Spane).

Et il ne reste plus que 50’000 francs en banque, ce qui ne couvre pas les factures en souffrance liées à la récente construction du nouveau refuge à Colombier (NE). La Spane a en effet été obligée de déménager, car le propriétaire, l’usine d’incinération Vadec, a dénoncé le bail pour pouvoir récupérer son terrain.

Surcoûts de chantier

Le devis pour le nouveau bâtiment était de 1,2 million de francs. Tout était «calculé au plus juste», sans luxe, mais avec la nécessité de répondre à des normes très exigeantes, précise Chantal Yerly. Le financement prévu comprenait les 600’000 francs reçus dans un legs il y a quelques années, complétés par un emprunt bancaire de 500’000 francs ainsi que par un prêt de la SPA suisse.

Mais le chantier a enregistré des dépassements de coûts. Notamment, les enclos extérieurs ont d’abord été posés trop haut (les animaux pouvaient passer par-dessous) et la Spane a dû payer pour corriger cette malfaçon, indique la présidente. De plus, il a fallu construire un mur antibruit pour lever une opposition d’un voisin.

Quatre autres refuges

Interrogé par le quotidien neuchâtelois, le vétérinaire cantonal Pierre-François Gobat juge qu’il serait regrettable que la Spane disparaisse pour des raisons financières. Il souligne qu’elle fait de l’excellent travail.

Il rappelle toutefois qu’il y a quatre autres refuges agréés dans le canton, soit cinq au total pour 180’000 habitants. «C’est beaucoup», dit-il, et cela dilue les dons. Et d’ajouter qu’il y a une quinzaine d’années, une tentative de fédérer ces institutions avait échoué, essentiellement pour des questions de philosophie.

L’une des spécificités de la Spane: «Les cas spéciaux viennent volontiers chez nous, car les gens savent que nous n’euthanasions pas. Des gens viennent depuis Lausanne. Car là-bas, les chats de plus de 10 ans sont euthanasiés», explique Chantal Yerly.